Transformation digitale versus Innovation

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Plutôt qu’une simple numérisation de leur offre, il apparait évident que toutes les entreprises doivent aujourd’hui entamer un processus de transformation globale basé sur 3 grands axes de réflexions complémentaires :

  • La digitalisation des process internes
  • La digitalisation de l’expérience client
  • Les nouveaux modes de management et la culture de l’innovation

Dans un monde transformé en quelques années par les nouvelles technologies, les GAFA et la disruption continuelle des start-up, les entreprises doivent se réinventer et engager une transformation profonde. Beaucoup d’entre elles en ont conscience mais elles sont encore trop nombreuses à confondre transformation digitale et innovation.

Les entreprises ne doivent plus se contenter d’une transformation digitale restreinte à la seule numérisation de leur offre. Elles doivent entamer une transformation globale. La différence est importante. La transformation digitale ne se réduit plus à développer une application mobile ou à produire du contenu sur les réseaux sociaux. Pour mener à bien leur transformation, les entreprises doivent travailler sur trois axes en parallèles :

La digitalisation des process internes

La question des process internes est importante, la numérisation des outils existe depuis longtemps, néanmoins les enjeux sont certainement encore plus importants aujourd’hui. Le monde actuel est caractérisé par l’inconstance des situations, leur imprévisibilité, leur complexité due au nombre croissant d’interactions, et parfois l’ambiguïté de certaines situations. Aujourd’hui, les stratégies, les priorités et les projets changent vite. Etre agile est fondamental pour les entreprises. Elles doivent adopter les principes du « Lean start-up » (Fail Cheap, Fail Fast) mais aussi simplifier leur organisation. Les principes Agiles doivent être au cœur de leur process afin qu’elles ne risquent plus de sortir des produits obsolètes dès le jour de leur lancement. 

L’expérience client

Grâce aux outils du Digital, les clients peuvent s’informer sur les produits, comparer les prix, recommander, critiquer… De leur côté, les entreprises fournissent une multitude d’informations par le biais de leurs sites web, des réseaux sociaux et de leur service client. Cependant, contrairement aux start-up, qui changent la logique de service en logique d’« expérience client », trop peu d’entreprises savent écouter et nouer un dialogue avec ce dernier. Dans ce nouveau monde, l’expérience client est un enjeu vital pour les entreprises et elles doivent l’intégrer dans leur organisation. C’est un facteur de différenciation concurrentielle.

Le management horizontal basé sur la confiance et l’innovation

Pour être en capacité d’évoluer et de réussir dans ce nouveau contexte, l’entreprise devra motiver l’ensemble de ses collaborateurs, en impulsant une transformation culturelle profonde de son fonctionnement. 

C’est le cœur de la culture d’entreprise qu’il faut transformer, grâce à une autonomisation et une responsabilisation des salariés ainsi qu’un management basé sur la confiance. Un défi pour améliorer significativement l’engagement de ses salariés et ainsi favoriser l’innovation à tous les échelons.

Dans ce contexte, innovation et transformation digitale constitue deux approches différentes. Elles sont distinctes et complémentaires. Là où la transformation digitale permet à l’entreprise de devenir CIAS (connectée, intelligente, agile, sociale), l’innovation, elle, permet de trouver de nouveaux relais de croissance. La transformation digitale aboutit dans la majorité des cas à une digitalisation de l’existant, alors que l’innovation vise à élaborer de nouveaux produits et à imaginer de nouveaux marchés.

Etude Deloitte Tech Trends 2018

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Pour la 6e année consécutive, le cabinet Deloitte Deloitte liste, dans son étude sur les tendances 2018 les 8 défis technologiques que les entreprises devront surmonter pour assurer leur transformation digitale et pérenniser leur activité. L’intelligence artificielle, l’IoT, la blockchain, la réalité augmentée, les instruments technologiques se multiplient et leur utilisation se développe au sein des sociétés. Ces dernières années, de nombreuses entreprises se sont lancées dans l’aventure en expérimentant ces nouvelles technologies. Cette étude montre que l’année 2018 sera marquée par une nouvelle étape dans la transformation digitale des entreprises, avec le développement d’approches plus globales.

En 2017, sous la houlette de nouveaux pilotes de la transformation comme les  » Chief Digital Officer  » ou les  » Chief Data Officer « , des programmes de migration vers le cloud, des stratégies digitales, des initiatives Big Data ont fleuri au sein des entreprises. Au fil des expérimentations, l’interdépendance entre les technologies et les programmes de transformation s’est révélée de plus en plus évidente. Pas d’analytics sans Big Data. Pas de Big Data sans une infrastructure cloud. En 2018, nous verrons émerger une entreprise qui saura créer une harmonie entre stratégie, technologies et opérations, une entreprise qui saura faire jouer en rythme les technologies stars pour écrire une nouvelle partition vers le succès.

estime Sébastien Ropartz, Associé Conseil Technology Strategy & Architecture chez Deloitte.

Les 8 tendances technologiques identifiées par Deloitte sont :

1. Repenser le SI : un nouveau modèle de gouvernance pour plus d’agilité :

Au cours des dernières années, DSI et métiers se sont rapprochés pour intégrer toujours plus profondément les innovations digitales dans la stratégie de l’entreprise. Face à une accélération du rythme des ruptures technologiques, les DSI doivent se concentrer sur la création d’un environnement évolutif et dynamique au sein d’une architecture ouverte et extensible. il est désormais l’heure pour les responsables IT d’être capables de piloter l’ensemble des outils de manière à mettre en oeuvre une stratégie digitale globale et cohérente.

Par ailleurs, la frontière entre les compétences métiers et les Directions Informatiques devenant moins précises, ces dernières se doivent de proposer un nouveau modèle de fonctionnement transverse, en apportant de la souplesse dans l’allocation des ressources et en assumant une part d’incertitude dans les budgets IT. A cela s’ajoute l’adoption d’une architecture flexible pour le SI, basée sur des services Cloud qui permette aujourd’hui d’allouer des ressources informatique sans avoir à les réserver.

Le rôle de la DSI est aujourd’hui de piloter la stratégie digitale de la société en identifiant les technologies émergentes qui présentent une potentielle valeur ajoutée. Le système d’information est de fait devenu hybride combinant les ressources internes historiques (Legacy) et de nouvelles ressources externes en mode SaaS permettant de faire face aux demandes de plus en plus récurrentes de la part des directions métiers.

2. L’intelligence artificielle :

L’essor de l’intelligence artificielle va avoir un impact sur le management au sein des entreprises. De nouveaux modes de collaboration entre Hommes et machines sont en train d’émerger. Les rôles sont en train d’évoluer, qu’ils soient humains, logiciels ou robots. Les taches répétitives seront largement données aux machines et permettront par exemple d’allouer plus de temps humain sur la résolution de problèmes, pas forcément plus complexes, mais qui demandent des qualités relationnelles et de l’intelligence émotionnelle. Pour Deloitte la machine ne rendra pas l’humain obsolète, il imagine plutôt un avenir où les humains et les machines travailleront ensemble dans un flux continu, l’un et l’autre étant complémentaire.

« Le défi pour les entreprises consistera à montrer aux équipes en place les opportunités offertes par la technologie et à les leur faire accepter. Le management devra penser à une nouvelle organisation centrée sur la créativité et la contribution sociale des salariés.», souligne Eric Delgove, Associé Conseil Technology Strategy & Architecture chez Deloitte.

« Plutôt que de penser les robots comme un moyen de remplacer les gens, je les vois comme un moyen de simplifier le travail », explique Mark Glorioso, Directeur du centre de services partagés de la NASA, le NSSC (NASA Shared Services Center).

3. La valorisation des données

Les agents conversationnels, la vision par ordinateur, la compréhension du langage naturel sont des technologies d’intelligence artificielle (IA) désormais utilisées au sein des entreprises. Le Machine et le Deep Learning vont conférer aux entreprises capables de les maitriser un avantage concurrentiel certain. Aux entreprises de s’y préparer dès aujourd’hui pour continuer à exister dans cet écosystème fortement digitalisé. Entre 2020 et 2025, l’utilisation d’applications IA comme les chatbots devrait connaître un essor considérable.

4. Libérer le potentiel du digital au profit des métiers

Digital ne rime pas toujours avec expérience omnicanale selon l’étude. Si la plupart du temps les décideurs l’associent au marketing ou à l’e-commerce, le digital présente aussi un intérêt important pour les opérations au coeur des métiers des entreprises. Deloitte mise ainsi sur l’intégration du digital au coeur des procédures métiers afin d’harmoniser l’ensemble de la stratégie d’une entreprise. Lorsqu’une OTA mobilise ses efforts pour optimiser l’expérience d’achat sur sa plateforme grâce au digital, il convient de rendre les systèmes opérationnels de gestion des stocks, de facturation ou de livraison, entre autres, aussi performants. Après la sphère client et la sphère RH, Deloitte mise sur un développement massif des technologies digitales – IoT, blockchain, IA – dans la finance et la logistique dans les 18 à 24 prochains mois. Le phénomène débute dans le secteur industriel où la blockchain, l’IoT et l’intelligence artificielle permettent déjà de transformer la chaîne logistique et les moyens de production.

5. La réalité virtuelle

Voilà quelques années déjà que le réalité virtuelle et la réalité augmentée font l’objet d’expérimentations en tous genre. Très prisée dans l’e-sport et présentant un potentiel pour de multiples secteurs, dans la Culture et le Voyage notamment, pendant la phase d’inspiration, la réalité digitale, qui regroupe réalité virtuelle, augmentée et mixte, a fait l’objet de nombreuses expérimentations. Selon Deloitte, la technologie arrive aujourd’hui à une période charnière. Exit les POC (Proof of Concept) et les initiatives de niche, le cabinet d’étude affirme que les entreprises sont désormais capables de mettre en place des stratégies globales sur le sujet en s’appuyant sur des prototypes industriels notamment. L’ARkit d’Apple ou l’ARcore de Google visent par exemple à rendre ces technologies accessibles au plus grand nombre. Mais sans une baisse significative du coût d’acquisition des casques et une augmentation importante du débit, de la bande passante et des capacités de stockage, difficile d’imaginer la démocratisation de cette technologie. Plusieurs contraintes subsistent ainsi avant d’assister à un développement de masse de la « réalité digitale ». Malgré ces barrières à l’entrée, Deloitte mise sur une démocratisation imminente de la technologie au regard de l’opportunité qu’elle représente pour les entreprises et les particuliers.

6. La Blockchain

Après de nombreuses promesses et expérimentations liées au sujet de la Blockchain, la part de mystère relative à cette technologie s’amoindrit peu à peu. Au point que Deloitte imagine sa généralisation possible. Blockchain privée, publique, expérimentations en interne ou de consortium, les cas d’exploitation de la Blockchain sont multiples. L’étude suggère ainsi qu’il n’y aura pas une Blockchain mais qu’elle sera plurielle. Et bien qu’un certain nombre de barrières subsistent, d’un point de vue technique et juridique notamment, les analystes de Deloitte misent sur une généralisation des technologies Blockchain.

D’après l’étude, il n’existera pas un modèle unique de Blockchain mais plusieurs versions ouvrant la voie à différents services. Avec son assurance paramétrique Fizzy lancée en 2017, AXA s’est positionné comme pionnier dans l’exploitation de la Blockchain. Au-delà du manque de standardisation des technologies qui présente un défi à moyen terme, une autre préoccupation concernant la Blockchain est l’évolution de la législation. Le service développé par AXA via Fizzy sera-t-il conforme aux exigences juridiques en matière de Blockchain en 2020, en 2025 et en 2030 ?

7. L’API (pour Application Programming Interface) 

L’API est un ensemble normalisé de classes, de méthodes ou de fonctions qui sert de façade par laquelle un logiciel offre des services à d’autres logiciels. Déjà largement démocratisé dans le web l’interface de programmation d’applications (API) est un levier stratégique pour la DSI comme pour les métiers. Facilement inter-opérable et réutilisable, l’API permet à une organisation de répondre facilement à des besoins spécifiques et d’accélérer la transformation digitale. Deloitte incite ainsi les entreprises à faire de ces API un levier stratégique d’activité.

8. Intelligence Artificielle Générale (IAG) et informatique quantique

La dernière partie de l’étude Deloitte se concentre sur une vision plus futuriste de la technologie. L’intelligence artificielle générale (IAG) et l’informatique quantique présentent ainsi une dimension prospective importante et ne devraient pas arriver à maturité avant 3 à 5 ans, voire plus, d’après Deloitte. Bien que lointaines, il est essentiel pour les entreprises de ne pas sous-estimer leurs potentiels.

L’IAG est en quelque sorte l’évolution ultime de l’IA que nous connaissons actuellement, au champ d’application réduit et qualifiée d’IA mono-activité. Mais au fil des évolutions, la technologie pourrait atteindre les capacités intellectuelles sociales et émotionnelles de l’être humain. Un système d’IAG abouti sera ainsi capable de raisonner dans l’incertitude, de prendre des décisions, de sentir et de communiquer naturellement. Autrement dit, la technologie sera dotée d’un instinct artificiel. Avant d’y parvenir, les scientifiques devront perfectionner les capacités des IA mono-activité, mais surtout réfléchir à la manière de regrouper et d’orchestrer ces différentes IA entre elles. Ces évolutions constitueront les premiers pas vers le développement de l’IAG. Cette dernière offrira aux entreprises une meilleur capacité d’analyse et prédiction quels que soient les domaines d’activité, en prenant en compte un ensemble de données internes et externes varié afin de disposer d’une compréhension globale et contextualisée pour opérer les meilleurs choix possibles.

Autre prédiction de Deloitte, l’avènement des ordinateurs quantiques, véritable révolution en matière de cybersécurité, grâce à une puissance de calcul décuplée. IBM a déjà placé cette technologie au coeur de sa recherche, tandis que la Chine a mis en orbite le premier satellite utilisant la cryptographie quantique pour les échanges longue distance. Mais le géant français du numérique, Atos, a aussi affirmé son ambition de commercialiser des solutions de calcul quantique et de cybersécurité via le projet Atos Quantum, plaçant la France dans la course à l’informatique quantique.

Lire l’étude complète

La montée inexorable de l’intelligence artificielle

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Do you trust this computer ?

Un nouveau documentaire de Chris Paine le réalisateur de « qui a tué la voiture électrique? » est disponible gratuitement ce week-end. « Faites-vous confiance à cet ordinateur? » explore la montée de l’intelligence artificielle dans tous les aspects de la société moderne. Ce documentaire passionnant donne la parole à une impressionnante brochette de spécialistes du secteur comme par exemple :

Ray Kurzweil – Futurologue
Kurzweil est futurologue spécialiste du transhumanisme et la biotechnologie. Il a écrit des livres tels que l’âge des machines spirituelles, et la singularité est proche. Il est le co-fondateur de la Singularity University, et travaille actuellement avec Google pour améliorer la compréhension du langage naturel.

David Ferrucci – Développeur principal, IBM Watson
Ferrucci a été le directeur de l’équipe responsable d’IBM Watson de 2007-2011. Il est actuellement technologue senior chez Bridgewater Associates, ainsi que fondateur et PDG de Elemental cognition.

Elon Musk – SpaceX/Tesla
Musc est le co-fondateur et PDG de SpaceX, Tesla, Neuralink. Il est également co-fondateur de OpenAI et était auparavant co-fondateur et PDG de PayPal et Zip2.

Eric Horvitz- Directeur du laboratoire de recherche Microsoft
Horvitz est le directeur de Microsoft Research Labs. Il est co-président fondateur du partenariat sur l’IA.

Hiroshi Ishiguro – Professeur, Université d’Osaka
Ishiguro est le directeur du laboratoire de robotique intelligente de l’Université d’Osaka. Il développe des robots humanoïdes connus sous le nom de Actroids ou Geminoids, ainsi que des robots de télécommunication plus connus sous le nom de Telenoids.

Michal Kosinski – Professeur à Stanford
Kosinski est ancien directeur adjoint de l’Université de Cambridge psychométrie Centre. Il a également été boursier post-doctoral du département informatique de l’Université de Stanford, ainsi que chercheur chez Microsoft.

Andrew NG – Cofondateur, Google Brain 2011-12
Ng est le co-fondateur du projet d’apprentissage en profondeur de Google Brain, dont le travail est encore utilisé dans la technologie de reconnaissance vocale d’Android OS. Il est professeur adjoint à l’Université de Stanford, co-fondateur et président de coursera, et ancien scientifique en chef à Baidu.

« Chris Paine et son équipe ont fait un beau travail avec ce film. C’est une réalité qui aura une incidence sur nos vies d’une façon que nous ne pouvons même pas imaginer — certains effrayants, certains bons. C’est un sujet auquel je pense que nous devrions porter une attention particulière », a déclaré Elon Musc : « je pense qu’il est important que beaucoup de gens voient ce film, c’est pour cela que j’ai décidé de payer pour qu’il soit vu par tout le monde gratuitement ce week-end » (jusqu’à dimanche 8 avril 2018)

Elon Musc, qui a une perspective plutôt sombre sur l’avenir de l’intelligence artificielle, est l’une des nombreuses personnalités interviewées dans le documentaire. Il avertit que les tyrans maléfiques du passé étaient limités par le fait qu’ils étaient humains, un problème non partagé par les futurs superordinateurs intelligents. «vous auriez un dictateur immortel dont nous ne pourrons jamais nous échapper», dit-il dans le film…

Voir le documentaire sur : http://doyoutrustthiscomputer.org/

La science-fiction a longtemps anticipé la montée de la machine intelligente. Aujourd’hui, une nouvelle génération de système à apprentissage profond (deep learning) a commencé à remodeler tous les aspects de notre vie. Des quantités incroyables de données sont créées, interprétées et retransmises à nous dans un tsunami d’apps, d’assistants personnels, de dispositifs intelligents et de publicités ciblées. Pratiquement chaque industrie sur terre connaît cette transformation, de l’automatisation des emplois, au diagnostic médical, voire aux opérations militaires. « Faites-vous confiance à cet ordinateur? » explore les promesses et les périls de cette nouvelle ère. L’IA ouvre t-elle une ère de potentiel sans précédent, ou se révèle t-elle être notre dernière invention?

Time well spent !

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Pourquoi Live Digital ?

Live en français c’est « en direct ». C’est ce qui se passe en ce moment et plus particulièrement dans le monde digital. Notre ambition : toujours être au courant des meilleures pratiques et des derniers usages.

Live c’est aussi le verbe vivre. Parce que nous pensons qu’il faut apporter de la vie et de l’humanité à ce monde quelque peu désincarné qu’est le digital. Notre conviction profonde est qu’il doit demeurer un outil dont la fonction principale est de nous connecter, nous aider à vivre mieux, nous aider à gagner du temps, et par dessus tout à utiliser notre temps le mieux possible.

Les différents terminaux (web, mobile, tablette, TV, jeux…) véritables fenêtres sur ce monde ont très souvent tendance à phagocyter nos vies et celles de nos enfants et à accaparer notre attention au détriment des relations humaines directes.

L’erreur souvent commise est de mettre le digital au centre de notre vie alors que c’est notre vie qui doit être au centre du digital.

Sur cette thématique il faut saluer la belle initiative de Tristan Harris ex de Google qui milite contre les géants de la Silicon Valley, s’inquiétant de leur pouvoir toujours plus hégémonique sur nos vies et notre temps. Tristant Harris n’est pas de ceux qui préconisent une déconnexion totale. Il refuse de culpabiliser les utilisateurs, il explique que notre addiction n’est pas liée à un manque de volonté, mais bien au travail de designers dont la mission est de nous rendre accro. Tristan Harris le sait d’autant mieux qu’il est lui-même passé par le « laboratoire des technologies persuasives » de l’université de Stanford, qui apprend aux futurs ingénieurs à rendre les produits encore plus addictifs.

Avec Time Well Spent il s’adresse « aux architectes du monde digital ».Il leur dit : Créez des applis non-addictives, qui nous permettront de fixer des limites et de mieux utiliser notre temps au lieu de le perdre.

Pus d’info sur HumanTech :

http://humanetech.com/